L'opinion de John Galliano concernant la vulgarité dans la mode : criarde, volumineuse, fabuleuse

La provocation du vulgaire

Ici, tout tourne autour des vêtements. Autour de la mode, qui s'illustre en étant trop criarde, trop étroite, trop large ou de mauvais goût. L'exposition traite de ce qu'on qualifie de « vulgaire ». Les définitions littéraires du « vulgaire » ont formé le point de départ de cette exposition, conçue par la conservatrice Judith Clark et le psychanalyste Adam Phillips, qui a déjà fait sensation à Londres. L'exposition montre comment la vulgarité est inhérente à la mode, par le biais de différentes catégories, comme la représentation de la relation de la mode au corps humain. Afin de montrer la versatilité du bon goût, des habits historiques, de la haute couture comme du prêt à porter sont juxtaposés à divers échantillons de tissu, des manuscrits, des photos et des films. Ce qui fut jadis assimilé à la vulgarité est réinventé par des créateurs de mode, accordant ainsi davantage d'importance à la définition du « bon goût ».

Plus de 100 pièces, créées par des couturiers et maisons célèbres comme Chloé, Dior, Christian Lacroix, Lanvin, Moschino, Prada, Agent Provocateur ou Louis Vuitton, retracent 500 ans d'histoire, de la Renaissance au XXIème siècle. Pour Philips et Clark, la mode vit toujours du mélange et de l'intégration du « bon goût » et du « mauvais goût ». Pour résumer, la thèse sous-jacente des responsables de l'exposition s'appuie sur les mots de Coco Chanel ou Jonathan Swift : après tout, le (bon) goût n'est qu'une question de perspective.

Vulgaire ? Fashion Redefined

3.3.-25.06.2017

Winterpalais (Palais d'Hiver)

Himmelpfortgasse 4-8, 1010 Wien
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